Adèle de Trenquelléon, le zèle et le courage

AdeleUne héroïne au temps de la Révolution. Devant l’état de déchristianisation de la France, Adèle décide de rassembler autour d’elle des jeunes filles motivées et ferventes. Elles deviendront les Religieuses Marianistes, présentes aujourd’hui dans le monde entier.

Editions du Signe, 2016.

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Maria Goretti et Myriam Achkar, La force des colombes

Maria Goretti et Myriam Achkar, la force des colombesQuatre-vingt-dix ans les séparent, toutes deux portent le beau nom de Marie et elles nous donnent un témoignage de foi extraordinaire. « Admirez la force des coeurs purs, nous dit le pape Pie XII, ils disent oui à tout ce que Dieu veut. »

Maria Goretti est née en 1890 en Italie, Myriam Achkar est née au Liban en 1982. Toutes deux vont mourir assassinées, au nom de leur foi, pour préserver leur pureté : Maria en 1902, Myriam le 20 novembre 2011. Mais la mort n’est pas la fin : il reste l’espérance et l’impossible pardon.

Des modèles, des amies à découvrir en cette année de la Miséricorde.

Collection « Les Sentinelles » n° 46, Téqui 2016

Une année de foi, d’espérance et d’amour

Chers amis internautes,FLjanv13

« Une année qui finit, c’est une pierre jetée au fond de la citerne des âges et qui tombe avec des résonances d’adieu. » Cette citation du poète belge Firmin Van den Bosch exprime bien ce que représente le Nouvel An vécu sans Dieu : l’espérance a fui et il ne reste que la nostalgie. Bien entendu, les fêtes de fin d’année ravivent nos souvenirs : les Noëls de notre enfance, les êtres chers qui nous ont quittés, l’émerveillement devant ces moments magiques… La tristesse nous étreint à l’évocation du « bon vieux temps ».

Heureusement que nos fêtes avec Dieu ont une tout autre saveur ! Appelons à notre aide les vertus théologales – un nom compliqué pour ces trois grâces qui sont véritablement le carburant de notre vie spirituelle : la foi vient envelopper notre passé. En effet, tous ceux que nous avons aimés et qui sont morts sont désormais à l’abri dans les bras de Dieu. Les moments heureux de notre passé sont eux aussi sauvegardés dans le cœur de Dieu, rien de ce que nous avons vécu ne se perd dans l’oubli ou le néant. L’espérance, quant à elle, inonde notre avenir. Mon mari, quand il me voit stressée, aime à me redire que 95 % de nos peurs de l’avenir ne se réalisent pas… alors que les promesses de Dieu de nous bénir et de nous protéger voient toujours leur accomplissement. Enfin, l’amour habite notre présent et l’illumine.

Comme le disait le cher frère Roger de Taizé, « toi le Christ, tu enfouis notre passé dans la miséricorde de Dieu, tu éclaires notre présent et, de notre futur, déjà tu prends soin ». La nostalgie fait place à l’espérance et les regrets à l’action de grâces ! Merci, Seigneur, pour l’année écoulée et tout ce qu’elle nous a apporté. Nous avons ri et nous avons pleuré, nous avons connu des naissances et des deuils, c’est vrai, des moments joyeux et des moments douloureux. Tout cela nous a fait grandir, mûrir, et c’est avec cette brassée de roses et d’épines que nous entrons dans l’année nouvelle. Merci, Seigneur, pour l’année qui vient ! Nous l’accueillons avec confiance et dans la joie.

Très belle année 2016 à chacun de vous !

Les cadeaux du Ciel

Chers amis internautes,noel

Qu’aimeriez-vous recevoir cette année à Noël ? Je ne parle pas de l’incontournable course aux cadeaux qui peut, malgré son côté mercantile, devenir belle si nous demandons conseil à Joseph et à Marie pour nos différents achats. Elle peut même devenir un moment de prière. J’évoque les cadeaux du Ciel que nous allons demander en ce jour de la Nativité. Beaucoup de saints et de priants nous l’ont dit : ce jour-là, la Sainte Famille ouvre les écluses du Ciel et nous comble de bénédictions. En y réfléchissant, je me suis mise à méditer sur la confiance. Confiance que nous avons – ou pas – pour nous endormir paisiblement, sûrs de notre environnement et assurés qu’au réveil, Dieu nous « rendra notre âme », comme le dit une bénédiction juive récitée au réveil. Confiance pour notre famille. Confiance dans notre couple.

La confiance, ce cadeau fragile et inespéré, ne s’impose pas, ne se décide pas. Dans un vieux film (Mille milliards de dollars d’Henri Verneuil), le journaliste qui doit convaincre un témoin de lui transmettre son histoire lui avoue n’avoir rien d’autre à proposer que « la confiance, cet instant indéfinissable ». Mon mari et moi venons de fêter nos vingt-sept ans de mariage et cette longévité de notre couple a étonné certains de nos collègues et amis – mais pas notre famille où nous n’avons reçu que de beaux exemples de fidélité, de pardon, d’amour qui dure au-delà même de la mort. Pourtant, les crises et les disputes sont monnaie courante dans notre quotidien conjugal. Ma confiance a été éprouvée, non dans les grandes choses comme la fidélité, mais dans les petites choses de la vie courante, ce qui est peut-être encore plus difficile à vivre au jour le jour. Je n’ai pas donné ma confiance à mon mari une fois pour toutes, il y a vingt-sept ans. Je la donne à tout moment, elle se fragilise à chaque dispute et me revient fortifiée à chaque réconciliation.

La confiance, ce cadeau qui nous permet d’avancer, de déplacer les montagnes, de traverser les épreuves en gardant une étincelle de joie au cœur, demandez-la en cet Avent, chers amis lecteurs. Elle illuminera votre regard sur vos proches, sur les situations que vous affrontez… et sur vous-même. La confiance, après tout, si c’était la présence en nous de Dieu devenu « si petit » pour que nous n’ayons plus peur de lui, comme nous le dit Thérèse ? Recevons la confiance et tout le reste de nos cadeaux nous comblera de joie par surcroît.

Bel Avent… belle avancée vers Noël ! Que la grâce de Noël habite vos coeurs !

Odile Haumonté au Salon du Livre et de la Famille

Capture d’écran 2015-11-03 à 14.19.45450 visiteurs à la mairie du 8e pour le premier Salon du Livre et de la Famille organisé par les AFC, le samedi 7 novembre de 14h à 18h30.

Ce fut une belle occasion de se rencontrer et de faire connaissance avec plus de 40 auteurs. L’occasion aussi de faire des cadeaux de Noël personnalisés !

 

 

 

 

Au quotidien avec l’Esprit Saint

Dans une vie de mère de famille débordée, jonglant avec sa présence aux enfants, ses obligations professionnelles, les courses, le ménage, le sport… comment trouver du temps pour Dieu ? L’Esprit Saint nous y aide : par ses dons d’abord, par ses fruits ensuite. Trop souvent oublié, Il est un précieux Allié que ce livre nous aide à redécouvrir.AuQuo

Témoignages, conseils, citations, souvenirs : un petit guide tout simple pour équilibrer les multiples facettes de notre vie quotidienne.

EDB, septembre 2015.

Odile Haumonté à l’Abbaye de Kergonan

LireLa deuxième édition du salon du livre « Lire à l’Abbaye » a eu lieu les 17, 18 et 19 juillet 2015 à l’Abbaye sainte-Anne de Kergonan.

Belle ambiance malgré la pluie !

Les invités étaient exceptionnels : le cardinal Sarah, mgr Centène, le père Joël Guibert… et bien d’autres qui ont animé des tables rondes, des stands qui ne désemplissaient pas, un spectacle.

Rendez-vous l’an prochain pour d’autres bons moments !

Abbaye Sainte-Anne de Kergonana/Plouharnel, ven 17 juillet, sam 18 juillet et dim 19 juillet

Heureux les pauvres

Chers amis internautes,FL344

Ce fut juste un regard. Je me trouvais à Libreville, au Gabon, devant l’évier de la cuisine, et je lavais un biberon. Avec moi, une femme originaire de la République Démocratique du Congo. Nous parlions et, tout en savonnant le biberon sans vraiment y penser, je laissais couler l’eau. Elle regarda le robinet ouvert, sans rien dire. Un peu gênée, je m’empressai de couper l’eau. Il n’y eut pas de reproche, juste une constatation : nous étions deux femmes dans une cuisine, sur un pied d’égalité, qui discutions à bâtons rompus. Mais j’avais eu ce geste de femme riche et elle avait eu ce réflexe de femme pauvre, choquée par l’eau qui coulait. Saint Vincent de Paul le disait déjà : « Nous avons à nous faire pardonner le pain que nous donnons aux pauvres. » Il fut un temps où chaque dame riche avait « ses pauvres ». Cela partait d’un bon sentiment, mais quelle condescendance ! Nous n’avons pas à faire la charité, mais à être charité : en hébreu, le mot tzedaka qui veut dire « charité » a la même racine que le mot « justice ». L’Ancien Testament invite à pratiquer la charité pour réparer une injustice : « S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. » (Dt 15, 7-8) Le cœur et la main doivent s’ouvrir ensemble. Encombrés de nos biens matériels ou de nos acquis intellectuels, nous ne pouvons pas nous approcher d’un pauvre, d’un blessé de la vie, sans nous être d’abord reconnus pauvres et blessés. Nos blessures parleront à ses blessures, nos pauvretés parleront à ses pauvretés, ses richesses apprivoiseront nos peurs.

Au plan national, nous nous sentons bien impuissants devant la pauvreté qui progresse dans nos pays occidentaux. J’ai passé quatre ans en Afrique où la pauvreté est grande, mais « active » : tout le monde trouve quelque chose à faire ou à vendre, ne seraient-ce que quelques pieds de manioc, des cigarettes au détail ou même un verre d’eau fraîche. À mon retour en France, j’ai été frappée par la pauvreté grandissante de nos villes, ces jeunes qui squattent un bout de trottoir avec des chiens faméliques, ces malades psychiatriques errant dans les rues en parlant tout seuls, ces femmes qui mendient avec un bébé dans les bras. La pauvreté, en Occident, n’est ni belle ni digne. Le dernier rapport du Secours Catholique (novembre 2014) fait des propositions très concrètes comme l’aide à la précarité énergétique (le loyer et l’énergie sont en effet la première cause d’endettement des ménages en difficulté) ou le retour au travail des seniors. Mais au fond, n’est-ce pas toute la société qui devrait se sentir concernée ? Non pas avec le recours à l’État-Providence, trop déresponsabilisant, mais par des actions de solidarité à tous les niveaux de la société et par un accompagnement des personnes pour qu’elles s’en sortent par elles-mêmes, aidées, épaulées, mais non assistées. On retrouve le même souci dans beaucoup d’ONG : ne pas faire à la place des populations ou pour elles, mais avec elles. Le sage Maïmonide, médecin et philosophe juif du XIIe siècle, disait : « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie. »

Ainsi, chers amis internautes, à chaque fois que vous ouvrez la main, ouvrez aussi votre cœur. Belle marche vers Noël !

Le sens du travail

Chers amis internautes,FL332

« Vivement les vacances ! » ou pire : « Vivement ce soir qu’on se couche ! », ces phrases souvent entendues (souvent dites ?) expriment notre frustration ou notre souffrance face au travail. Nous avons vu dans le numéro d’octobre que le meilleur moyen d’être heureux, c’est de trouver du sens dans ce que nous vivons. Si notre travail a du sens, nous y trouverons une source de joie. Stendhal disait que « la vocation, c’est d’avoir pour métier sa passion ». On pense aussitôt aux peintres, aux écrivains, mais l’idée est plus large : dis-moi ce que tu aimes faire et je te dirai quel métier te correspond. Ensuite, bien sûr, il faut être réaliste… mais combien de jeunes ont été mal orientés parce qu’on leur a demandé combien ils voulaient gagner et pas quels étaient leur rêve, leur passion, leur désir. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir toujours le mot « orientation » à la bouche, les parents d’élèves de Troisième me comprendront !

Les conditions de travail, me direz-vous, voilà un vrai problème. Il a fallu des lois pour que certains lieux de travail ne soient pas l’enfer sur terre – c’était le cas. Ne sommes-nous pas aujourd’hui dans l’extrême inverse ? Il est de bon ton de se plaindre de son travail, de ses horaires, de son salaire, de ses collègues, de ses supérieurs, comme si celui qui se déclare heureux dans son métier était d’une autre espèce. Pourtant, nous le voyons bien par le succès du coaching et des formations en entreprises, la plupart d’entre nous aspire à une meilleure qualité de vie professionnelle, nous souhaitons trouver du sens et donc de la joie dans ce que nous faisons. Nous aimerions nous sentir utiles et être reconnus pour ce que nous apportons. Je connais une employée de la Poste qui apporte le courrier sur son vélo, dans un petit village ; elle a toujours un mot gentil pour les personnes âgées qui n’ont parfois personne d’autre à qui parler, elle rend de petits services et garde le sourire, qu’elle pédale sous la pluie ou dans la canicule.

Une autre manière d’envisager le travail est proposée par l’Économie de Communion (dossier de ce mois). Et si vous, chef d’entreprise, aviez à cœur de tout mettre en œuvre pour que vos salariés viennent travailler avec le sourire, pour qu’il règne dans votre société un esprit d’entraide, un esprit de famille où chacun se soucie des autres ? Je vous vois faire vos petits calculs : en plus, c’est prouvé, ce serait plus rentable ! Un salarié heureux est un salarié moins malade, moins absent, plus efficace, qui prend des initiatives et assume ses responsabilités, qui s’intéresse à la marche générale de l’entreprise… ce n’est pas Google qui viendra me contredire. Prenons le temps de lire ce Dossier et d’en tirer une ou deux conséquences pour notre vie professionnelle, nos différentes activités, nos engagements.

Alors, vivement lundi ?