Odile Haumonté au Salon du Livre et de la Famille

Capture d’écran 2015-11-03 à 14.19.45450 visiteurs à la mairie du 8e pour le premier Salon du Livre et de la Famille organisé par les AFC, le samedi 7 novembre de 14h à 18h30.

Ce fut une belle occasion de se rencontrer et de faire connaissance avec plus de 40 auteurs. L’occasion aussi de faire des cadeaux de Noël personnalisés !

 

 

 

 

Nouveauté : Au quotidien avec l’Esprit Saint

Dans une vie de mère de famille débordée, jonglant avec sa présence aux enfants, ses obligations professionnelles, les courses, le ménage, le sport… comment trouver du temps pour Dieu ? L’Esprit Saint nous y aide : par ses dons d’abord, par ses fruits ensuite. Trop souvent oublié, Il est un précieux Allié que ce livre nous aide à redécouvrir.AuQuo

Témoignages, conseils, citations, souvenirs : un petit guide tout simple pour équilibrer les multiples facettes de notre vie quotidienne.

EDB, septembre 2015.

Odile Haumonté à l’Abbaye de Kergonan

LireLa deuxième édition du salon du livre « Lire à l’Abbaye » a eu lieu les 17, 18 et 19 juillet 2015 à l’Abbaye sainte-Anne de Kergonan.

Belle ambiance malgré la pluie !

Les invités étaient exceptionnels : le cardinal Sarah, mgr Centène, le père Joël Guibert… et bien d’autres qui ont animé des tables rondes, des stands qui ne désemplissaient pas, un spectacle.

Rendez-vous l’an prochain pour d’autres bons moments !

Abbaye Sainte-Anne de Kergonana/Plouharnel, ven 17 juillet, sam 18 juillet et dim 19 juillet

Heureux les pauvres

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Ce fut juste un regard. Je me trouvais à Libreville, au Gabon, devant l’évier de la cuisine, et je lavais un biberon. Avec moi, une femme originaire de la République Démocratique du Congo. Nous parlions et, tout en savonnant le biberon sans vraiment y penser, je laissais couler l’eau. Elle regarda le robinet ouvert, sans rien dire. Un peu gênée, je m’empressai de couper l’eau. Il n’y eut pas de reproche, juste une constatation : nous étions deux femmes dans une cuisine, sur un pied d’égalité, qui discutions à bâtons rompus. Mais j’avais eu ce geste de femme riche et elle avait eu ce réflexe de femme pauvre, choquée par l’eau qui coulait. Saint Vincent de Paul le disait déjà : « Nous avons à nous faire pardonner le pain que nous donnons aux pauvres. » Il fut un temps où chaque dame riche avait « ses pauvres ». Cela partait d’un bon sentiment, mais quelle condescendance ! Nous n’avons pas à faire la charité, mais à être charité : en hébreu, le mot tzedaka qui veut dire « charité » a la même racine que le mot « justice ». L’Ancien Testament invite à pratiquer la charité pour réparer une injustice : « S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. » (Dt 15, 7-8) Le cœur et la main doivent s’ouvrir ensemble. Encombrés de nos biens matériels ou de nos acquis intellectuels, nous ne pouvons pas nous approcher d’un pauvre, d’un blessé de la vie, sans nous être d’abord reconnus pauvres et blessés. Nos blessures parleront à ses blessures, nos pauvretés parleront à ses pauvretés, ses richesses apprivoiseront nos peurs.

Au plan national, nous nous sentons bien impuissants devant la pauvreté qui progresse dans nos pays occidentaux. J’ai passé quatre ans en Afrique où la pauvreté est grande, mais « active » : tout le monde trouve quelque chose à faire ou à vendre, ne seraient-ce que quelques pieds de manioc, des cigarettes au détail ou même un verre d’eau fraîche. À mon retour en France, j’ai été frappée par la pauvreté grandissante de nos villes, ces jeunes qui squattent un bout de trottoir avec des chiens faméliques, ces malades psychiatriques errant dans les rues en parlant tout seuls, ces femmes qui mendient avec un bébé dans les bras. La pauvreté, en Occident, n’est ni belle ni digne. Le dernier rapport du Secours Catholique (novembre 2014) fait des propositions très concrètes comme l’aide à la précarité énergétique (le loyer et l’énergie sont en effet la première cause d’endettement des ménages en difficulté) ou le retour au travail des seniors. Mais au fond, n’est-ce pas toute la société qui devrait se sentir concernée ? Non pas avec le recours à l’État-Providence, trop déresponsabilisant, mais par des actions de solidarité à tous les niveaux de la société et par un accompagnement des personnes pour qu’elles s’en sortent par elles-mêmes, aidées, épaulées, mais non assistées. On retrouve le même souci dans beaucoup d’ONG : ne pas faire à la place des populations ou pour elles, mais avec elles. Le sage Maïmonide, médecin et philosophe juif du XIIe siècle, disait : « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie. »

Ainsi, chers amis internautes, à chaque fois que vous ouvrez la main, ouvrez aussi votre cœur. Belle marche vers Noël !

Le sens du travail

Chers amis internautes,FL332

« Vivement les vacances ! » ou pire : « Vivement ce soir qu’on se couche ! », ces phrases souvent entendues (souvent dites ?) expriment notre frustration ou notre souffrance face au travail. Nous avons vu dans le numéro d’octobre que le meilleur moyen d’être heureux, c’est de trouver du sens dans ce que nous vivons. Si notre travail a du sens, nous y trouverons une source de joie. Stendhal disait que « la vocation, c’est d’avoir pour métier sa passion ». On pense aussitôt aux peintres, aux écrivains, mais l’idée est plus large : dis-moi ce que tu aimes faire et je te dirai quel métier te correspond. Ensuite, bien sûr, il faut être réaliste… mais combien de jeunes ont été mal orientés parce qu’on leur a demandé combien ils voulaient gagner et pas quels étaient leur rêve, leur passion, leur désir. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir toujours le mot « orientation » à la bouche, les parents d’élèves de Troisième me comprendront !

Les conditions de travail, me direz-vous, voilà un vrai problème. Il a fallu des lois pour que certains lieux de travail ne soient pas l’enfer sur terre – c’était le cas. Ne sommes-nous pas aujourd’hui dans l’extrême inverse ? Il est de bon ton de se plaindre de son travail, de ses horaires, de son salaire, de ses collègues, de ses supérieurs, comme si celui qui se déclare heureux dans son métier était d’une autre espèce. Pourtant, nous le voyons bien par le succès du coaching et des formations en entreprises, la plupart d’entre nous aspire à une meilleure qualité de vie professionnelle, nous souhaitons trouver du sens et donc de la joie dans ce que nous faisons. Nous aimerions nous sentir utiles et être reconnus pour ce que nous apportons. Je connais une employée de la Poste qui apporte le courrier sur son vélo, dans un petit village ; elle a toujours un mot gentil pour les personnes âgées qui n’ont parfois personne d’autre à qui parler, elle rend de petits services et garde le sourire, qu’elle pédale sous la pluie ou dans la canicule.

Une autre manière d’envisager le travail est proposée par l’Économie de Communion (dossier de ce mois). Et si vous, chef d’entreprise, aviez à cœur de tout mettre en œuvre pour que vos salariés viennent travailler avec le sourire, pour qu’il règne dans votre société un esprit d’entraide, un esprit de famille où chacun se soucie des autres ? Je vous vois faire vos petits calculs : en plus, c’est prouvé, ce serait plus rentable ! Un salarié heureux est un salarié moins malade, moins absent, plus efficace, qui prend des initiatives et assume ses responsabilités, qui s’intéresse à la marche générale de l’entreprise… ce n’est pas Google qui viendra me contredire. Prenons le temps de lire ce Dossier et d’en tirer une ou deux conséquences pour notre vie professionnelle, nos différentes activités, nos engagements.

Alors, vivement lundi ?

S’engager en politique

Chers amis internautes,cv330

En juin 2013, le pape François déclarait devant 9000 jeunes : « Nous devons participer à la politique car la politique est une des formes les plus hautes de charité chrétienne parce qu’elle cherche le bien commun. Les laïcs chrétiens doivent donc s’engager en politique. Ce n’est pas facile ; la politique est devenue trop sale. Mais je m’interroge : pourquoi est-ce devenu sale ? Peut-être parce que les chrétiens ne s’y impliquent pas, dans un esprit évangélique. »

Forts de la motivation nouvelle que nous avons tirée de nos « vacances réussies », il nous vient peut-être le désir de prendre des engagements au service de l’Église ou de la société. De plus, nous cherchons sans doute comment concrétiser l’élan donné par la Manif Pour Tous : nous avons pris conscience au cours de ce « printemps français » de notre vitalité de chrétiens, de notre nombre, de notre enthousiasme et même plus, de notre volonté d’agir sur le monde dans lequel nous vivons. Après avoir participé à toutes les manifestations, l’un de mes amis, père de famille, a réfléchi au meilleur moyen de continuer l’action. Il a donc décidé de s’engager en politique et de présenter une liste pour les prochaines élections municipales. Le raisonnement est tout simple : si je n’aime pas le pain du boulanger, je peux faire mon pain moi-même ; de même, si je n’aime pas les lois que présente l’actuelle majorité, je peux devenir acteur et décideur dans le domaine de la loi. Est-ce une utopie ? Il y a cinquante ans, le 4 septembre 1963, nous quittait Robert Schuman, l’un des pères de la construction européenne. Au cœur même du conflit sanglant qu’était la Deuxième Guerre mondiale, il voyait dans l’Europe un chemin de réconciliation et de paix entre la France et l’Allemagne. Pour beaucoup de ses contemporains, ce langage était celui d’un idéaliste ou d’un fou ! L’entrée en politique ne nécessite-t-elle rien d’autre qu’un zeste de folie et une montagne d’incorruptibilité ? Moïse, institué par Dieu chef de l’immense peuple des Hébreux, était « l’homme le plus humble que la terre ait porté » (Nombres 12, 3). Ah ! Si chacun d’entre nous, quand il reçoit un pouvoir à exercer, se souvenait de l’exercer dans l’humilité, tout le reste nous serait donné par surcroît : l’attention aux autres, notamment aux plus fragiles, le souci du bien commun, l’humour pour désarmer les situations difficiles, la recherche du bon, du bien et du beau. Peut-être qu’à présent, c’est moi qui suis idéaliste ? J’y crois pourtant ! Retroussons nos manches et, sur tout ce qui est « devenu trop sale » autour de nous, posons la fraîcheur, la pureté, la lumière et la joie de notre foi de chrétiens.

La paix, une fleur rare

Chers amis internautes,

Les événements sanglants et douloureux de ces derniers mois nous ont montré l’urgence de prier pour la paix. Bien sûr, la prière continuelle pour la paix dans le monde est l’une des priorités des chrétiens, que ce soit au plan ecclésial dans les prières de la messe chaque jour, ou au plan personnel. Nous recevons la paix de la bouche même de Jésus : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix », et nous la répandons autour de nous. Nous savons bien aussi, pour l’avoir entendu et avoir tenté de le vivre, que la paix sur terre commence par la paix en nous. La bienheureuse Mère Teresa, qui avait écrit cette phrase sur une carte qu’elle donnait volontiers, nous propose un chemin qui va du silence à la paix : « Le fruit du silence, c’est la prière ; le fruit de la prière, c’est la foi ; le fruit de la foi, c’est l’amour ; le fruit de l’amour, c’est le service ; le fruit du service, c’est la paix. »

Le silence nous fait souvent peur, nous le remplissons de musique ou de paroles, que ce soit dans la voiture, dans les transports en commun et même en faisant du sport. Les chants d’oiseaux n’ont-ils plus rien à nous dire ? Retrouver le silence intérieur, c’est retrouver la voix de Dieu qui nous dit son amour, notre propre voix qui nous parle de nos souffrances et de nos bonheurs, et la voix des autres qui murmure à nos cœurs.

La prière est la réponse à ces voix pour que s’engage le dialogue de l’amour, du respect, de la bienveillance.

Elle nous conduit à la foi qui nous permet de nous savoir aimés, choisis, préférés. Notre vie prend un sens dans ce regard d’amour du Père, du Fils, du Saint-Esprit qui nous donnent sans cesse la vie. Nous ne sommes pas en ce monde, ici et maintenant, par hasard ; nous venons de l’amour et nous allons à l’amour.

Forts de cet amour, nous pouvons en vivre et faire vivre. Nous pouvons nous mettre au service de nos frères car tout est important à l’aune de l’amour de Dieu : un sourire, un coup de téléphone, une visite, un engagement d’Église, une demande de pardon…

C’est ainsi que naît la paix, comme une fleur rare dont on s’émerveille. Le chemin est long, rude parfois, mais quelle lumière l’éclaire à chaque pas ! Si Mère Teresa ne cite pas la joie, c’est qu’elle est présente à chaque étape, donnée par surcroît. Chrétiens, témoins de l’amour, nous sommes des hommes et des femmes de joie ; nous sommes des hommes et des femmes de paix.

Alors, chers amis internautes, « que Marie, Mère de Jésus, nous aide à comprendre et à vivre tous les jours la fraternité qui surgit du cœur de son Fils, pour porter la paix à tout homme sur notre terre bien-aimée » (Pape François, message pour la Journée mondiale de la Paix, 2014).

Un extrait de « Je veux consoler Dieu, Etty Hillesum »

Etty HiilesumEtty se pose beaucoup de questions sur son avenir, sa vocation, son métier, son état de vie. Elle souffre, par moments, de ne pas ressembler aux jeunes filles de son âge, plus jolies, plus féminines, plus insouciantes aussi, ne se préoccupant pas de psychologique ni de philosophie.

– J’ai vingt-huit ans et parfois, je me dis que je suis déjà vieille, alors que je ne fais que commencer.

Elle pose un regard teinté d’humour sur son étrange situation : son compagnon, Han, est trop âgé pour élaborer des projets d’avenir et son meilleur ami, Julius, doit rejoindre sa fiancée qui vit à Londres. Etty a vu le couple de ses parents constamment agité par des disputes et des tensions. Elle garde cependant une belle et haute idée du mariage. Elle confie à une amie :

– On ne doit surtout pas fuir le mariage en disant : « Pourquoi se marier ? On voit si peu de mariage heureux autour de soi. » Ce n’est pas une bonne raison. C’est une forme d’opposition, de peur, c’est un manque de confiance en soi. Je crois aux mariages réussis ! Je crois que je serais capable d’en réussir un, mais je ne sais pas quelle est ma voie.

Un jour, elle pense qu’elle est faite pour le mariage :

– Je me demande si, toute ma vie, je ne serai pas à la recherche d’un homme unique.

Le lendemain, elle est persuadée du contraire :

– Il y a en moi comme une source mystérieuse d’amour et de compassion pour les êtres humains, pour tous les êtres. Je ne crois pas que je sois faite pour être la compagne d’un seul homme. Un seul homme, un seul amour, ce ne sera jamais ma voie.

(Pages 31-32)

Je veux consoler Dieu, Etty Hillesum est publié aux éditions Téqui, http://www.librairietequi.com

Je veux consoler Dieu, Etty Hillesum

Etty HiilesumSeptembre 1943, une jeune femme monte dans un train en direction d’Auschwitz, elle ne reviendra jamais. Cependant, elle nous a laissé son journal, des pages de feu écrites dans des cahiers d’écoliers durant deux ans. « Je veux consoler Dieu », telle est l’intuition étonnante d’Etty Hillesum !

Je veux consoler Dieu, Etty Hillesum est publié aux éditions Téqui.