La joie de l’étoile

janv14

Chers amis internautes,

« À la vue de l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. » (Mt 2, 10) Cette phrase tirée de l’évangile de l’Épiphanie rejoint celle d’un poème d’Edmond Rostand sur le même thème : « Tandis qu’il tenait son seau d’eau par son anse,/ Dans l’humble rond de ciel où buvaient les chameaux/ Il vit l’étoile d’or, qui dansait en silence. » (Les Rois Mages) Dans le mystère de l’Épiphanie se mêlent la puissance et l’humilité, l’obscurité et la lumière. Je retrouve ce contraste dans les principales réalisations d’un homme qui passa de l’obscurité – 27 ans de captivité – à la lumière – président de la Nation Arc-en-Ciel : Nelson Mandela, décédé le 5 décembre 2013.

Dans son discours d’investiture à la présidence, Nelson Mandela a cité un texte de Marianne Williamson : « C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : “Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. » (extrait)

Est-ce que nous n’avions pas déjà entendu Jésus nous le dire : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 14) ? Alors, qu’attendons-nous pour briller ? Cela nous semble constituer un mouvement d’orgueil, de vanité. Il s’agit plutôt de savoir si, oui ou non, nous croyons en la lumière que nous portons. Je me souviens d’une élection des délégués de classe, au collège. Une de mes filles, qui devait être en sixième ou en cinquième, revint de cours en nous annonçant triomphalement : « Je suis déléguée de classe ! J’ai été élue par vingt-sept voix sur vingt-sept ! » Étonnement de notre part : « Tu as voté pour toi ? » (sous-entendu : ce n’est pas très poli, ça ne se fait pas, voyons !) Elle nous répondit sur un ton d’évidence : « Si je ne crois pas à mon programme, comment convaincre les autres d’y croire ? »

Nous croyons en nos enfants, en nos amis, nous les encourageons, nous décelons leurs qualités, leurs compétences, leur détermination. En sommes-nous capables envers nous-mêmes ? Nous encourageons-nous, nous admirons-nous ? Bien sûr que nous marchons sur une ligne de crête entre le manque d’estime de soi et l’orgueil, et alors ? Nous marchons vers le Père de toutes les Miséricordes qui pose sur nous son regard d’amour. Le plus orgueilleux des hommes dans toute sa vie ne pourra pas produire une miette de l’orgueil que le Père éprouve pour nous, ses enfants, quand il nous voit faire… ou ne rien faire. Il voit ce que nous sommes capables de réaliser, il voit ce qu’il a mis en nous pour nous rendre capables de briller. « Je suis la lumière du monde »… cela aussi, Jésus l’a dit et il nous invite à prononcer ces mots à sa suite pour que nous devenions lumineux, rayonnants. Nous brillerons comme des étoiles et beaucoup, à la vue de cette lumière, éprouveront une très grande joie.

C’est l’Épiphanie tous les jours quand nous sommes des porteurs de lumière, des porteurs de Dieu !

Belle année 2017 !

 

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