S’engager en politique

Chers amis internautes,cv330

En juin 2013, le pape François déclarait devant 9000 jeunes : « Nous devons participer à la politique car la politique est une des formes les plus hautes de charité chrétienne parce qu’elle cherche le bien commun. Les laïcs chrétiens doivent donc s’engager en politique. Ce n’est pas facile ; la politique est devenue trop sale. Mais je m’interroge : pourquoi est-ce devenu sale ? Peut-être parce que les chrétiens ne s’y impliquent pas, dans un esprit évangélique. »

Forts de la motivation nouvelle que nous avons tirée de nos « vacances réussies », il nous vient peut-être le désir de prendre des engagements au service de l’Église ou de la société. De plus, nous cherchons sans doute comment concrétiser l’élan donné par la Manif Pour Tous : nous avons pris conscience au cours de ce « printemps français » de notre vitalité de chrétiens, de notre nombre, de notre enthousiasme et même plus, de notre volonté d’agir sur le monde dans lequel nous vivons. Après avoir participé à toutes les manifestations, l’un de mes amis, père de famille, a réfléchi au meilleur moyen de continuer l’action. Il a donc décidé de s’engager en politique et de présenter une liste pour les prochaines élections municipales. Le raisonnement est tout simple : si je n’aime pas le pain du boulanger, je peux faire mon pain moi-même ; de même, si je n’aime pas les lois que présente l’actuelle majorité, je peux devenir acteur et décideur dans le domaine de la loi. Est-ce une utopie ? Il y a cinquante ans, le 4 septembre 1963, nous quittait Robert Schuman, l’un des pères de la construction européenne. Au cœur même du conflit sanglant qu’était la Deuxième Guerre mondiale, il voyait dans l’Europe un chemin de réconciliation et de paix entre la France et l’Allemagne. Pour beaucoup de ses contemporains, ce langage était celui d’un idéaliste ou d’un fou ! L’entrée en politique ne nécessite-t-elle rien d’autre qu’un zeste de folie et une montagne d’incorruptibilité ? Moïse, institué par Dieu chef de l’immense peuple des Hébreux, était « l’homme le plus humble que la terre ait porté » (Nombres 12, 3). Ah ! Si chacun d’entre nous, quand il reçoit un pouvoir à exercer, se souvenait de l’exercer dans l’humilité, tout le reste nous serait donné par surcroît : l’attention aux autres, notamment aux plus fragiles, le souci du bien commun, l’humour pour désarmer les situations difficiles, la recherche du bon, du bien et du beau. Peut-être qu’à présent, c’est moi qui suis idéaliste ? J’y crois pourtant ! Retroussons nos manches et, sur tout ce qui est « devenu trop sale » autour de nous, posons la fraîcheur, la pureté, la lumière et la joie de notre foi de chrétiens.

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